Onde
de fil en fil
Écouter la mer.Appuie sur le cercle. Appuie de nouveau pour arrêter.
Onde est un réseau d’entraide entre personnes, fait pour ceux qui croient en la gentillesse et en l’empathie, et pour la génération qui voudrait sortir des écrans sans rester seule.
Il n’y a ni publicité, ni algorithme, ni « j’aime ». On y rejoint des lieux plutôt que des personnes, et tout ce qu’on y commence se termine dehors.
On n’entre pas en s’inscrivant. On entre parce que quelqu’un d’Onde tend un fil vers vous.
J’ai reçu un fil
Un fil, c’est un ou deux mots du vivant, donnés par un membre, un relais ou la dernière page du livre.
Je n’ai pas de fil
Dis-nous où tu vis. Quand un fil passera près de chez toi, il viendra jusqu’à toi. Rien d’autre n’est demandé.
Ce qu’on y écrit
Sept sortes de messages, tous rattachés à un lieu, tous avec une fin.
- Je proposeUne pompe à prêter, une aide à distance pour les devoirs, un repas de plus. Disparaît quand quelqu’un a pris.
- J’ai besoinUn sous-sol inondé, une mère qui ne peut pas sortir, un chat roux disparu rue Capdeville. Disparaît quand c’est réglé.
- J’ai vuLes splendeurs de la nature, tout près : trois hirondelles sur les fils, un hérisson dans le jardin de l’école, la Garonne au couchant. Une photo, un lieu, une date. C’est la mémoire du quartier, la seule chose qui s’accumule.
- J’y suis alléLe carnet des veilleurs, en une ligne, visible du fil seulement. Pour que la chaîne tienne si quelqu’un manque.
- MerciLe seul message adressé à une personne, et le seul qui reste attaché à son nom. Sur Onde, on n’a pas d’abonnés. On a des mercis.
- Un motUne phrase gentille laissée au lieu, pour qui passe. Sans réponse, sans photo, sans destinataire. Elle s’efface au bout de sept jours, comme une craie sur un mur.
- Il manqueCe qui manque au lieu, et qu’on peut faire ensemble : un banc, une boîte, un composteur. Chacun s’engage, du temps ou du matériel ; quand il y a assez de monde, on fixe le jour.
Pas d’opinions, pas de liens, pas de réactions. Si l’on veut discuter, on prend un café avec son fil.
La charte, en trois lignes
J’aide sans attendre de retour.
Je parle à chacun comme à une personne.
Je sors de l’écran pour agir.
Chacun dispose de trois fils par mois. On voit par qui on est entré et qui l’on a fait entrer ; un fil, ça se tient. Un mineur entre toujours par un adulte ou par son établissement, et jamais personne n’y est seul avec un enfant.
Une urgence est confirmée par le fil et deux veilleurs avant de se propager. Onde ne remplace ni le 15, ni le 18, ni le 112.
La charte complète
Ce qu’est Onde
Onde est un réseau d’entraide entre personnes, sans publicité, sans algorithme, sans patron. On y rejoint des lieux, pas des personnes. Tout ce qu’on y commence se termine dehors. Onde est portée par une coopérative dont les membres votent les règles ; cette charte est la première d’entre elles.
Entrer
On n’entre que par un fil tendu par un membre, un relais ou le livre. Chacun dispose de trois fils par mois. On voit par qui on est entré et qui l’on a fait entrer. Un mineur entre toujours par un adulte qu’il connaît ou par son établissement.
Ce qu’on écrit
Sept sortes de messages, rattachés à un lieu : je propose, j’ai besoin, j’ai vu, j’y suis allé, merci, un mot, il manque. Pas d’opinion, pas de lien, pas de pétition, pas de cause, pas de commerce, pas de réaction. On parle d’un objet, d’un animal, d’un arbre, d’un lieu, d’un geste ; jamais d’un régime, d’une loi, d’un groupe de gens. Une photo montre ce qu’on a vu ou ce qu’on propose : des objets, des lieux, le vivant. Jamais de personne, jamais d’enfant.
Se trouver
Il n’y a pas de messagerie dans Onde. Quand quelqu’un prend ce qu’on propose ou s’occupe de ce dont on a besoin, un échange s’ouvre sous le message, entre ces deux personnes seulement, pour se dire où et quand. On y donne une adresse et une heure ; on n’y donne ni numéro de téléphone, ni courriel, ni lien, ni compte d’un autre réseau. L’échange s’efface sept jours après la fin. Si l’une des deux personnes est mineure, son fil voit l’échange.
Aider comme un ami
On donne son temps, jamais contre de l’argent ; celui qui est aidé paie les pièces, pas le geste. Si la chose dépasse ce qu’on sait faire, on le dit, et un relais ou un professionnel prend la suite. On aide comme on aiderait un ami, et l’on reste responsable comme avec un ami : chacun pour ce qu’il fait, Onde pour ce qu’elle organise.
Les mineurs
Pas de messagerie privée entre un adulte et un mineur. Un mineur n’aide ni ne reçoit d’aide en tête-à-tête avec un adulte qui n’est pas de son fil : l’aide aux devoirs se fait à distance ou en lieu public. Un mineur ne donne pas l’adresse de son domicile et ne reçoit pas d’adulte chez lui ; on se retrouve en lieu public ou chez un relais. Un veilleur mineur rend visite aux personnes âgées ; un adulte ne « veille » jamais un enfant. Aucune photo, aucune adresse de mineur ; un prénom seulement. Tout adulte qui aide des mineurs fournit un extrait de casier judiciaire.
L’urgence
Une urgence, c’est une personne ou un animal en danger, un logement inhabitable, un aléa en cours. Elle est confirmée par le fil et deux veilleurs avant de se propager. Un mineur ne la déclenche pas lui-même. Onde ne remplace ni le 15, ni le 18, ni le 112.
Les veilleurs
Chaque cercle a deux ou trois veilleurs référents. N’importe qui peut dire « ça me met mal à l’aise », sans justification. Un veilleur regarde, parle, décide : rien, retirer, couper le fil. Couper un fil prévient celui qui l’avait tendu et gèle ses propres fils un mois. Ce qui relève de la justice va au 119, à Pharos ou à la police, jamais à Onde seule.
Les relais, les boîtes, le cercle bleu
Un relais est un commerce ou un lieu indépendant qui prête son adresse au réseau ; il n’y vend rien. Une boîte est faite par des personnes et confirmée par deux membres. Le cercle bleu est libre pour qui suit cette charte ; il ne se vend pas et ne sert jamais à promouvoir une activité.
Ce qu’on mesure
Le temps passé dehors, pas le temps passé dedans. Les mercis, pas les abonnés. Les espèces revues, pas les vues.
Boîtes et relais
Les boîtes sont faites par les membres, pas par Onde. Les relais sont des commerces et des lieux qui prêtent leur adresse au réseau. La carte montre des objets et des endroits, jamais des personnes.
BoîteRelais
- La carte charge…
Le kit, pour faire soi-même
Le cercle bleu appartient à ceux qui adhèrent à la charte. Peins-le sur une boîte, une porte, une vitrine. Il ne se vend pas et ne sert jamais à promouvoir une activité.
Licence Creative Commons BY-NC-SA. Marque collective : usage libre pour qui suit la charte.
Une boîte en un après-midi
Un meuble récupéré ou une armoire de jardin, un cadenas à code, une couche de peinture, le cercle au pochoir et la plaque dessus. Déclare-la ici avec une photo ; deux membres du cercle confirment en passant, et elle apparaît sur la carte.